Bonjour, je suis Sylvain Davril,
fondateur de Merlin/Leonard
et j'espère que vous allez
merveilleusement bien.
Nous sommes jeudi,
c'est l'heure d'un nouveau Marketo tip.
Ce matin, je vais vous parler de nurturing
ou comment raconter des histoires :
à la française ou the american way ?
Je vais vous montrer la différence
entre les deux.
Il vous arrive souvent, dans votre marketing,
d'être dans une situation
où vous souhaitez raconter une histoire.
Raconter une histoire, ça veut dire :
envoyer plusieurs messages successifs
à votre audience.
Et pour ça, il y a différentes manières de le faire.
Donc assez souvent,
je vois deux grandes méthodes.
Je vois, en France, surtout la méthode française
où on va se dire, en bon Français évidemment :
soyons précis et élégants.
J'ai un déclencheur,
donc j'ai un webinaire, j'ai un ciblage.
J'aimerais envoyer cet email-là.
Si la personne ouvre ou clique,
et on peut avoir autant de cas
de complexité qu'on souhaite,
on pourrait attendre trois jours :
si la personne a juste ouvert,
on envoie cet email.
Si la personne a ouvert et cliqué,
on envoie cet email,
sinon on envoie cet email.
Et ensuite, après celui-ci, si la personne a fait ça
au bout de sept jours, on fait ceci…
Vous voyez bien le scénario,
c'est un scénario avec beaucoup de branches,
de conditionnalités,
où on va essayer d'être le plus précis
possible sur le message,
quitte à accroître la complexité
et la difficulté à réviser ça dans Marketo.
Donc ça, c'est vraiment quand
on veut raconter une histoire en France,
assez souvent, on commence comme ça
parce qu'on s'imagine
qu'il faut vraiment être très précis.
Je ne dis pas que ce n'est pas bien.
Je dis juste qu'on se fait souvent
des nœuds à la tête.
Et c'est un peu plus compliqué à réaliser
dans le marketing automation,
même si ce n'est pas impossible.
Il faut bien gérer, surtout, les temporalités,
les "wait", c'est ça, le petit truc.
Nos amis américains,
ils ne se posent pas ces questions.
L'american way, c'est : parlons
tant que la personne n'a pas réagi.
Donc, aux États-Unis,
quand on veut raconter une histoire, on va se dire :
"OK, j'ai un déclencheur
et je vais raconter mon histoire
sur quatre semaines en quatre messages",
par exemple.
Ça peut continuer évidemment
aussi longtemps qu'on souhaite.
Et on ne va pas trop s'inquiéter de savoir
si l'email 1 a été ouvert ou cliqué.
L'email 2, pareil, l'email 3…
En fait, on va juste éventuellement
mettre un stop
quand la personne aura atteint
l'objectif qu'on s'est fixé :
à savoir, peut-être, remplir ce formulaire,
prendre rendez-vous.
Voilà, c'est ça qui va nous intéresser.
Ça peut être un tout petit peu plus complexe.
On peut se dire : "OK, la personne
va commencer sur ce scénario.
Et si cet événement se passe,
un score qui est dépassé,
un premier formulaire qui est rempli,
on va switcher sur une autre histoire un peu plus,
peut-être, mature, un peu différente, un peu…
Je ne sais pas, sur un autre sujet.
Et encore une fois, si la personne,
à un moment donné dans son parcours,
réalise l'événement que l'on attend,
on peut passer à une autre histoire
et ainsi de suite.
Voilà.
C'est éventuellement la seule subtilité
qu'on va avoir.
L'autre subtilité étant que
chacun de ces messages
peut ou ne pas être envoyé
en fonction de conditions très précises.
Par exemple, si cet email fait
la promotion d'un livre blanc
et que la personne, on sait
qu'elle a déjà téléchargé le livre blanc,
on peut ne pas l'envoyer.
Et là encore, on va arrêter le nurturing
quand l'objectif va être atteint.
Donc là, vous reconnaissez évidemment
le nurtering de Marketo,
qui est vraiment fait pour l'american way,
et c'est comme ça qu'il faut l'utiliser.
Si vous souhaitez faire
des nurtering "à la française",
on ne peut pas utiliser le nurtering Marketo,
il ne s'y prête pas du tout.
Il faut mieux faire un programme par défaut
qui va enchaîner les smart campaigns.
Donc vous aurez autant,
souvent, de smart campaigns
que vous aurez de messages.
Chaque smart campaign va envoyer
un message particulier
en essayant de bien gérer la conditionnalité.
Donc ici, j'aurai mes six smart campaigns par an.
Donc, qu'est-ce que vous, vous préférez ?
En fait, il n'y a pas de bien,
il n'y a pas de mal,
c'est vraiment deux méthodes à faire.
Mais, amis français, je vous invite
quand même à réfléchir à cet american way
parce que pour moi, ça a le mérite,
comment dire, d'être assez efficace,
de ne pas trop se tromper sur ce qu'on peut faire
et ça présente une belle alternative
à ce qu'on fait d'habitude.